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Quel horizon pour les métiers d’avenir du bâtiment ?

Alors que la crise sanitaire et économique actuelle montre qu’un effondrement est possible si nous ne changeons pas de modèle rapidement. Il est important que chaque étudiant(e) et personne en reconversion sache que le besoin de résilience face aux chocs liés, à la baisse des approvisionnements de pétrole d’ici à 2030 (The Shift Project), aux conséquences du réchauffement climatique, à la crise de biodiversité, à la raréfaction des métaux stratégiques et aux risques majeurs, va logiquement faire émerger la ville Low-tech (Vivante, Frugale et Résiliente) et par conséquent les métiers Low-tech. Alors pourquoi ne pas désirer les métiers d’avenir du bâtiment dès maintenant afin de pouvoir vivre plus heureux ?

Sommaire

Métiers d’avenir bâtiment

  • Architecte *
  • Artisan *
  • Maçon en terre crue *
  • Carreleur *
  • Ouvrier en Écoconstruction *
  • Technicien valoriste des ressources du bâtiment *
  • Coordinateur en Rénovation Énergétique et Bio-sourcée
  • Chef de chantier *
  • Conducteur de travaux *
  • Couvreur *
  • Égoutier *
  • Étanchéiste *
  • Électricien *
  • Entrepreneur du bâtiment *
  • Entrepreneur en travaux publics *
  • Ferrailleur *
  • Plombier Chauffagiste *
  • Menuisier *

  • Géomètre expert foncier
  • Géomètre-topographe
  • Ingénieur BTP
  • Ingénieur des TP de l’Etat (Infrastructures Ferroviaires/Fluviales) *
  • Ingénieur en études de prix BTP
  • Manœuvre
  • Métallier serrurier *
  • Métreur
  • Monteur de charpentes bois *
  • Ouvrier du BTP *
  • Solier-moquettiste
  • Tailleur de Pierre *
  • Technicien en génie civil (Infrastructures Ferroviaires/Fluviales) *
  • Ingénieur Efficacité énergétique du bâtiment
  • Ingénieur en génie climatique
  • Vitrier *

*Métiers Collapse Ready, utiles en cas d’effondrement.

Métiers d’avenir bâtiment utiles dès aujourd’hui et avec lesquels il est possible tirer un revenu suffisant, à condition de vivre simplement.

Métiers d’avenir bâtiment de complément, utiles dès aujourd’hui mais avec lesquels il est encore difficile de tirer un revenu à l’heure actuelle. On prend alors le pari qu’ils auront une utilité grandissante dans un avenir à proche ou moyen terme.

Métiers d’avenir bâtiment qui pourraient apparaître ou réapparaître, dans un avenir à moyen ou long terme.

Vérifie que les métiers d’avenir Bâtiment qui t’attirent, aient un potentiel en fonction de la zone géographique dans laquelle tu te trouves. À noter que dans les années à venir la mobilité à travers la France va coûter de plus en plus cher et/ou l’offre de transport va se réduire fortement.

Si tu veux comprendre mon analyse je t’invite à lire cet article dans sa globalité, ou bien je t’invite simplement à découvrir la section suivante, elle te guidera dans ton parcours d’orientation ou de reconversion professionnelle.

La rédaction de cet article m’a pris plusieurs jours, il est issu d’un bel effort de réflexion, et de recherche. J’espère qu’il t’aidera et aidera un de tes proches à l’avenir. Si tu veux me soutenir, faire vivre ce site et participer à la diffusion de la démarche Low-tech, tu as la possibilité de partager cet article et/ou me soutenir sur buymeacoffee ou tipeee. Enfin je t’invite à signer le manifeste pour un Bâtiment et une Architecture Low-tech.

Définition Bâtiment Low-tech

Le Bâtiment low-tech, dans une optique de durabilité forte, questionne nos besoins réels et est pensé pour utiliser solutions aussi faiblement « technologisées » que possible, minimisant l’énergie requise à la production et à l’usage, utilisant le moins possible de ressources / matériaux rares, n’infligeant pas de coûts cachés à la collectivité. Il est basé sur des techniques les plus simples possible, les moins dépendantes possible des ressources non renouvelables, sur des produits réparables et maintenables dans la durée, facilitant l’économie circulaire, la réutilisation et le recyclage, s’appuyant sur les savoirs et le travail humain digne.

Concrètement le bâtiment Low-tech doit favoriser l’utilisation de matériaux locaux (via la réhabilitation, la rénovation et enfin la construction bioclimatique) issus prioritairement du réemploi et du recyclage (acier et béton compris). Lorsque les matériaux de réemploi et recyclés n’ont pas d’intérêt économique et écologique, alors vient l’utilisation des matériaux biosourcés locaux (bois, terre crue, paille, béton de chanvre etc.). L’action de favoriser la production d’acier et de béton est à oublier, puisque qu’on utilisera majoritairement, ces matériaux via le réemploi. Pourquoi ? car la production d’acier et de béton est fortement émettrice de carbone. Concernant la mécanisation dans le bâtiment, seuls les engins de construction au biogaz valorisé (produit naturellement mais non exploité) seront une alternative durable et résiliente.

Quels métiers d’avenir du bâtiment sont faits pour moi ?

Faire une immersion professionnelle ou un stage ? Je suis d’accord que c’est important, mais ce n’est selon moi pas la première étape, car cela te fera perdre de l’argent et un temps fou si tu en viens à la conclusion que le métier ne colle pas à ton tempérament. Il faut donc filtrer tes idées dès le début !

Je te rassure, je vais te présenter un moyen rapide, et efficace de savoir si les métiers d’avenir qui te viennent en tête sont naturellement faits pour toi ou pas. Je t’invite à passer le test d’orientation basé sur le test des 16 Personnalités, même le célèbre site d’emploi Indeed.com utilise les 16 personnalités pour son guide d’orientation, alors sois curieux(se) et juge par toi même !

Pourquoi les métiers Low-tech sont les métiers d’avenir du bâtiment à horizon 2030

À mesure que le pétrole va se raréfier, le travail et les matériaux de construction produits et acheminés grâce à la consommation de pétrole vont devoir être remplacésLe travail humain, animal, l’énergie électrique et le biogaz seront une partie de la solution pour remplacer le travail des engins de construction fortement dépendants du pétrole. Tandis que le revalorisation des déchets du bâtiment, les matériaux biosourcés locaux, via la réhabilitation, la rénovation et la construction, permettront de remplacer la production d’acier et de béton et limiteront la distance entre le lieu de production des matériaux, et les chantiers. Seuls les camions Low-tech au biogaz valorisé, et l’équilogistique permettront le transport des matériaux de réemploi et matériaux biosourcés au niveau local. Tandis qu’au niveau régional et national, le transport ferroviaire et fluvial prendront le relais.

Selon le rapport Biorégion 2050. L’Ile-de-France du Forum vies mobiles (SNCF) (page 104), le secteur de l’Architecture et du Bâtiment représentera encore environ 5 % des emplois en Île-de-France. Puisque que la région Île-de-France est assez représentative de la répartition des emplois dans chaque secteur d’activité en France. On peut alors dire, toujours selon le scénario Biorégion 2050, que le secteur de l’Architecture et du Bâtiment représentera, à terme environ 1 500 000 emplois en France en 2050 pour une population active qui va elle aussi, d’après les estimations actuelles, certainement stagner aux environs de 30 000 000 personnes en France en 2050.

Puisque la possibilité d’un effondrement du système actuel est de plus en plus probable, si rien ne change rapidement. Il est clairement souhaitable de créer en parallèle un modèle différent et désirable afin d’anticiper l’effondrement du système actuel. Ce modèle résilient et désirable se doit de commencer dès aujourd’hui et se lisser sur les prochaines décennies en parallèle de la création de l’offre de formation, et des lourds investissements à effectuer pour redessiner les villesaméliorer le réseau ferroviaire et le réseau navigable en France.

La contrainte énergie/climat acte de déclin du modèle actuel de la construction

Vers une baisse de la production de pétrole et un choc pétrolier mondial

Qu’on le veuille ou non nous construirons moins, cela va se faire à mesure que la baisse certaine et subie de la production du pétrole mondiale va s’accentuer, et donc à mesure que l’économie Française va se contracter. En effet le taux de retour énergétique moyen mondial (TRE, ou Eroi pour Energy Returned On Energy Invested ) lié à l’exploitation du pétrole toutes formes confondues a fondu en l’espace d’un siècle. On peut prendre pour exemple l’estimation du taux de retour énergétique du pétrole conventionnel américain, pourtant la forme la plus facilement exploitable, estimé avoir été de 100 dans les années 1930 avant de tomber à 30 dans les années 1970 puis entre 18 et 11 en 2000, voir l’article La transition énergétique n’est elle qu’un mythe – usbek & rica.

Même si les réserves de pétrole sont encore importantes à l’échelle mondiale, le pétrole rentable se fait de plus en plus rare, car il est de plus en plus difficile à exploiter. Il est donc certain que la volatilité prix du baril finira par impacter grandement le prix des matériaux construction dépendant du pétrole, de par leur production ou leur acheminement. De la même façon, nous avons pu remarquer une flambée du prix des produits frais pendant le confinementmoins de moyens par manque de main-d’oeuvre qualifiée dans l’Agriculture, et une offre de transport réduite. Une baisse de l’offre de matériaux, et une offre de transport réduite peut induire une augmentation des prix des matériaux de construction. Avec la crise économique, le phénomène pourrait s’aggraver avec une dépréciation de l’euro vis à vis du dollar US dans les années à venir, puisque le baril de pétrole se paye en dollar US. (page 5) Quel impact d’un choc de change euro/dollar sur l’inflation française ? – Banque de France . Sans parler du risque de guerre au Moyen-Orient, qui provoquerait comme en 1973 et 1979, un choc pétrolier. La situation est à risque, puisque l’acheminement des matériaux de construction, dans le système actuel, n’est possible que grâce aux au transport routier, et au transport maritime (l’acier provenant essentiellement de Chine), tous deux fortement dépendants des énergies fossiles.

Arrêter la consommation d’énergie fossiles si nous voulons transmettre un monde vivable en 2050

Il n’est de toute manière pas préférable de consommer les réserves de pétrole restantes si nous voulons espérer atteindre la neutralité carbone en 2050 et transmettre un monde vivable aux générations futures. Le secteur du bâtiment est le premier consommateur d’énergie et le quatrième en termes d’émissions de gaz à effet et représente environ 30% des émissions annuelles nationales. Avec les émissions directes Chauffage (gaz, fioul…) et aux fuites de fluides frigorigènes, et les émissions indirectes via la production de l’énergie, liées à la consommation d’électricité, de chaleur ou de froid via les réseaux urbains. Pour transmettre un monde vivable aux générations futures, il faut stabiliser la concentration atmosphérique en CO2 à environ 400 ppm (nous sommes déjà à 420ppm) et veiller à ce qu’elle ne dépasse jamais 450 ppm. Pour cela, il faut amorcer la baisse des émissions mondiales de gaz à effet de serre au plus vite, avant de diviser ces émissions par  3 d’ici 2050. En voulant à tout prix relancer le même modèle actuel de la construction, donc notre dépendance au pétrole, on comprend alors que plus l’entêtement sera grand, plus la décroissance et les conséquences subies seront rudes.

L’arrêt de expansionnisme, afin de protéger la biodiversité

« Les principales causes de disparition des espèces sont pour la plupart liées aux activités humaines. (36% ; par destruction des espaces naturels) » Voir La sixième crise de la biodiversité – Uved.

Le Bâtiment Low-tech et ses métiers d’avenir, seule réponse face à, la double contrainte énergie/climat et la crise de la biodiversité

Au regard du plan de transformation du bâtiment – The Shift Project, on comprend que l’Architecture et le Bâtiment Low-tech sont la seule option afin d’atteindre le zéro émission de carbone en 2050 et d’acquérir de la résilience, notamment vis à vis des chocs pétroliers à venir.

Car l’Architecture Low-tech vise elle aussi à freiner la construction de maisons individuelles et ce afin de limiter l’artificialisation des sols. Elle favorise avant tout la Rénovation des maisons individuelles et des bâtiments, puis limite la construction les logements individuels, qui peuvent être inspirés de l’Habitat Low-tech du Low-tech Lab.

L’Architecture Low-tech vise elle aussi à décarboner et diminuer la production de chaleur. Elle sensibilise d’abord les habitants sur le fait que l’isolation des corps en hiver est de loin la solution la plus rapide, économique et efficace pour diminuer sa consommation d’énergie. Puis via la conception bioclimatique pour le neuf, favorise l’orientation plein sud, l’inertie thermique et enfin l’apport de chaleur via des Low-tech comme le panneau solaire thermique en ardoise, ou la chaleur biomasse. Pour le parc existant, avec la rénovation énergétique, isolation par l’extérieur, isolation des combles, double vitrage.

À l’inverse pour l’été, l’Architecture Low-tech vise à diminuer la production de froid et incitera d’abord les habitants à fermer leurs volets afin de conserver de la fraîcheur. De même sortir prendre l’air après les heures les plus chaudes dans un îlot de fraîcheur permet de mieux supporter la chaleur. Puis elle favorisera, la encore via la conception bioclimatique, la ventilation naturelle, le rafraîchissement passif, et enfin l’apport de fraîcheur via des Low-tech comme la climatisation solaire à « effet thermique et vortex » ou la climatisation solaire par adsorption.

L’Architecture Low-tech vise aussi à mobiliser le bâtiment en tant que puits de carbone grâce à la construction en bois, longtemps limitée aux maisons individuelles, est mise en œuvre à présent pour des équipements publics d’envergure et des habitations collectives de plus de 20 étages. Le but étant une multiplication par 2 de l’usage du bois dans la construction et surtout la réhabilitation.

L’Architecture Low-tech prône l’utilisation de matériaux locaux issus du réemploi car les forêts Françaises ne suffiront pas à elle seule à répondre à la demande de matériaux. Elle favorise aussi l’utilisation matériaux biosourcés et géosourcés localement ; Terre crue, la Paille, et le béton de chanvre, et évite ainsi d’alimenter la mafia du sable et l‘érosion des côtes. Béton = ciment (co2) + eau + sable.

Enfin, en se détachant du transport routier carboné et longue distance, et du transport maritime grâce à l’utilisation des matériaux locaux. L’architecture Low-tech est résiliente face au risque de rupture d’approvisionnement ou de chocs pétroliers. De même en se passant de la High-tech, grâce aux Low-tech et à la conception bioclimatique, elle devient résiliente face aux risques de panne des technologies, et face au risque de rupture d’approvisionnement des métaux stratégiques ou de chocs des prix.

Si tu te demandes à quoi ressemble un bâtiment low-tech je t’invite à lire cet infographie.

La rédaction de cet article m’a pris plusieurs jours, il est issu d’un bel effort de réflexion, et de recherche. J’espère qu’il t’aidera et aidera un de tes proches à l’avenir. Si tu veux me soutenir, faire vivre ce site et participer à la diffusion de la démarche Low-tech, tu as la possibilité de partager cet article et/ou me soutenir via buymeacoffee ou tipeee.

As-tu des idées de métiers d’avenir Bâtiment auxquelles je n’ai pas pensé ? J’attends ta réponse en commentairemerci ! Si ce n’est pas déjà fait, je t’invite à signer le manifeste pour une Architecture Low-tech.

Protégé par duplichecker.com

Émilien Bournigal
Bonjour ! Moi, c’est Émilien. Particulièrement intéressé par les discours de Philippe Bihouix , Arthur Keller, Agnès Sinaï , Jean-Marc Jancovici ainsi que par les écrits de Lewis Mumford, je crois en l'avenir de la ville Low-tech (vivante, frugale et résiliente), elle est d'ailleurs la motivation principale de ma reprise d'études en urbanisme et résilience territoriale. Mes articles seront régulièrement mis à jour au grès de de mes échanges avec les acteurs de la démarche Low-tech, de ma progression en rédaction, ainsi qu'au grès de ma réflexion (je débute). N'hésite pas à venir me parler sur Linkedin et à consulter le bas page "à propos" pour en savoir plus. Merci

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