Accueil Métiers d'avenir Métiers par secteur d'activité Pourquoi désirer les métiers d'avenir dans l'Agriculture ?

Pourquoi désirer les métiers d’avenir dans l’Agriculture ?

Alors que la crise sanitaire et économique actuelle rend plausible la possibilité d’un effondrement si nous ne changeons pas de modèle rapidement. Il est important que chaque étudiant(e) et personne en reconversion sache que le besoin de résilience face aux chocs liés, à la baisse des approvisionnements de pétrole d’ici à 2030 (The Shift Project), aux conséquences du réchauffement climatique, à la crise de biodiversité, à la raréfaction des métaux stratégiques et aux risques majeurs, va logiquement faire émerger la ville Low-tech (Vivante, Frugale et Résiliente) et par conséquent les métiers Low-tech dans l’agriculture. Alors pourquoi ne pas désirer dès maintenant, ces métiers d’avenir dans l’agriculture, afin de pouvoir de reprendre espoir et vivre plus heureux ?

Sommaire

Métiers d’avenir Agriculture

  • Agriculteur en milieu urbain / périurbain *
  • Agriculteur en milieu rural *
  • Apiculteur *
  • Éleveur de chevaux de selle *
  • Éleveur de chevaux de trait *
  • Éleveur de chèvres *
  • Éleveur de chiens
  • Éleveur de bovins de trait
  • Éleveur d’insectes (pour l’alimentation animal) *
  • Éleveur/Loueur de moutons (service entretien espaces verts par exemple)
  • Conseiller viticole
  • Horticulteur
  • Jardinier
  • Maréchal-ferrant *
  • Maraîcher *
  • Ingénieur agricole *
  • Ingénieur agronome *
  • Floriculteur
  • Ouvrier agricole *
  • Palefrenier *
  • Pépiniériste
  • Permaculteur *
  • Producteur de lait (animal et végétal)
  • Producteur de viande blanche (même si réduction de la consommation de viande)
  • Technicien d’exploitation agricole *
  • Technicien équin *
  • Viticulteur *

*Métiers Collapse Ready, utiles en cas d’effondrement.

Métiers d’avenir Agriculture utiles dès aujourd’hui et avec lesquels il est possible tirer un revenu suffisant, à condition de vivre simplement.

Métiers d’avenir Agriculture de complément, utiles dès aujourd’hui mais avec lesquels il est encore difficile de tirer un revenu à l’heure actuelle. On prend alors le pari qu’ils auront une utilité grandissante dans un avenir à proche ou moyen terme.

Métiers d’avenir Agriculture qui pourraient apparaître ou réapparaître, dans un avenir à moyen ou long terme.

Métiers d’avenir Forêt

  • Agriculteur débardeur *
  • Bûcheron (en prévision d’une forte demande de bois, dans le bâtiment, et dans le secteur de l’énergie) *
  • Ingénieur forestier *

  • Sylviculteur (en prévision d’une forte demande de bois, dans le bâtiment, et dans le secteur de l’énergie) *
  • Technicien forestier *

*Métiers Collapse Ready, utiles en cas d’effondrement.

Métiers d’avenir Forêt utiles dès aujourd’hui et avec lesquels il est possible tirer un revenu suffisant, à condition de vivre simplement.

Métiers d’avenir Forêt de complément, utiles dès aujourd’hui mais avec lesquels il est encore difficile de tirer un revenu à l’heure actuelle. On prend alors le pari qu’ils auront une utilité grandissante dans un avenir à proche ou moyen terme.

Métiers d’avenir Forêt qui pourraient apparaître ou réapparaître, dans un avenir à moyen ou long terme.

Métiers d’avenir Pêche

  • Algoculteur *
  • Aquaculteur *
  • Pisciculteur *
  • Marin pêcheur *
  • Patron de pêche *

*Métiers Collapse Ready, utiles en cas d’effondrement.

Métiers d’avenir Pêche utiles dès aujourd’hui et avec lesquels il est possible tirer un revenu suffisant, à condition de vivre simplement.

Métiers d’avenir Pêche de complément, utiles dès aujourd’hui mais avec lesquels il est encore difficile de tirer un revenu à l’heure actuelle. On prend alors le pari qu’ils auront une utilité grandissante dans un avenir à proche ou moyen terme.

Métiers d’avenir Pêche qui pourraient apparaître ou réapparaître, dans un avenir à moyen ou long terme.

Vérifie que ces métiers Agriculture, Forêt et Pêche Low-tech qui t’attirent soient pertinents en fonction de la zone géographique dans laquelle tu te trouves. À noter que dans les années à venir la mobilité à travers la France va coûter de plus en plus cher et/ou l’offre de transport va se réduire fortement.

Si tu veux comprendre mon analyse je t’invite à lire cet article dans sa globalité, ou bien je t’invite simplement à découvrir la section suivante, elle te guidera dans ton parcours d’orientation ou de reconversion professionnelle.

La rédaction de cet article m’a pris plusieurs jours, il est issu d’un bel effort de réflexion, et de recherche. J’espère qu’il t’aidera et aidera un de tes proches à l’avenir. Si tu veux me soutenir, faire vivre ce site et participer à la diffusion de la démarche Low-tech, tu as la possibilité de partager cet article et/ou me soutenir sur buymeacoffee ou tipeee.

Définition Agriculture Low-tech

L’Agriculture Low-tech, dans une optique de durabilité forte, utilise des solutions aussi faiblement « technologisées » que possibleminimisant l’énergie requise à la production et à l’usage, utilisant le moins possible de ressources / matériaux rares, et n’infligeant pas de coûts cachés à la collectivité. Elle est basée sur des solutions les plus simples possibles, les moins dépendantes possible des ressources non renouvelables, sur des outils réparables et maintenables dans la durée, facilitant l’économie circulaire, la réutilisation et le recyclages’appuyant sur les savoirs et le travail humain digne.

Les métiers utilisant les tracteurs et autres machines agricoles dépendants des énergies fossiles sont donc à minimiser au maximum. Sûrement nous verrons apparaître un modèle de Tracteur Low-tech au biogaz, sobre, robuste, et facilement réparable, ressemblant à ce modèle. Les machines agricoles avant tout basées sur la traction ou force animal feront le complément. Impossible ? Comment les civilisations ont-elles fait avant l’ère thermoindustrielle ? Regarde cet exemple d’invention datant de 1859 La-trepigneuse – paelo-energetique.org, et il y’en a plein d’autres qui ont été améliorées depuis pour rendre le travail moins pénible pour l’homme et pour l’animal. Voir l’article Renouveau de la Traction animale – Bioactualites.ch.

Quels métiers d’avenir dans l’agriculture sont faits pour moi ?

Faire une immersion professionnelle ou un stage ? Je suis d’accord que c’est important, mais ce n’est selon moi pas la première étape, car cela te fera perdre de l’argent et un temps fou si tu en viens à la conclusion que le métier ne colle pas à ton tempérament. Il faut donc filtrer tes idées dès le début !

Je te rassure, je vais te présenter un moyen rapide, et efficace de savoir si les métiers qui te viennent en tête sont naturellement faits pour toi ou pas. Je t’invite à passer le test d’orientation basé sur le test des 16 Personnalités, même le célèbre site d’emploi Indeed.com utilise les 16 personnalités pour son guide d’orientation, alors sois curieux(se) et juge par toi même !

Pourquoi les métiers low-tech sont les métiers d’avenir dans l’agriculture à horizon 2030 ?

D’après l’article Vers la décomplexification des métiers – Agnès Sinaï « L’agriculture va devenir un des principaux secteurs d’emplois en croissance. La baisse des intrants annonce un pays de fermiers. Raison simple : 1 baril de pétrole = 25 000 heures de travail humain ou 12,5 années à 40 heures de travail par semaine. Implications de ces chiffres : à mesure que le pétrole va se raréfier, le travail basé sur une forte consommation de pétrole va devoir être remplacé. Le travail humain et animal seront une partie de la solution.

On va assister dans la transition à venir à une hausse spectaculaire de recherche de personnes entraînées et employées dans les domaines de la permaculture, du jardinage bio, de la production de fertilisants organiques, de l’entretien de la fertilité des sols, de l’entretien des animaux, de la réhabilitation des paysages, de la conservation des semences et leur diffusion. »

Dans la même lignée, le rapport Biorégion 2050. L’Ile-de-France du Forum vies mobiles (SNCF), (voir page 106), lui prévoit, en soustrayant la part minime des métiers de la récupération, que le secteur de l’Agriculture Forêt et Pêche représentera environ 30 à 35 % des emplois en Île-de-France. Par conséquence, nous pouvons dire, sans risque, que les chiffres seront pour l’ensemble des régions Françaises en 2050 du même ordre de grandeur. Les métiers du secteur Agricole, Forêt et Pêche vont donc représenter au minimum 10 500 000 d’emplois pour une population active qui va elle, d’après les estimations et dans le cas où nous aurions tout fait pour éviter un effondrement brutal, certainement stagner aux environs de 30 000 000 personnes en France en 2050 contre 29 800 000 personnes actives et 700 000 emplois agricoles actuellement. Soit une multiplication par 15 de l’emploi dans ce secteur entre 2020 et 2050.

Il est donc important que ce report massif et inéluctable d’emplois commence dès aujourd’hui afin qu’il puisse se lisser sur plusieurs décennies et afin d’anticiper la possibilité d’un effondrement si nous ne changeons pas de modèle rapidement. De plus, il nous faut gagner en résilience alimentaire locale, avant que le modèle de l’Agriculture intensive Française ne nous montre encore un peu plus ses limites face à la baisse des approvisionnements de pétrole d’ici à 2030, aux conséquences du réchauffement climatique, et face à la crise de la biodiversité, et ne laisse alors les Français sans autre solution que l’individualisme.

La double contrainte énergie/climat acte la fin de l’Agriculture intensive

Qu’on le veuille ou non nous allons vers la décroissance, cela va se faire à mesure que la baisse certaine et subie de la production du pétrole mondiale va s’accentuer, et donc à mesure que l’économie Française va se contracter. En effet le taux de retour énergétique moyen mondial (TRE, ou Eroi pour Energy Returned On Energy Invested ) lié à l’exploitation du pétrole toutes formes confondues a fondu en l’espace d’un siècle. On peut prendre pour exemple l’estimation du taux de retour énergétique du pétrole conventionnel américain, pourtant la forme la plus facilement exploitable, estimé avoir été de 100 dans les années 1930 avant de tomber à 30 dans les années 1970 puis entre 18 et 11 en 2000, voir l’article La transition énergétique n’est elle qu’un mythe – usbek & rica.

Même si les réserves de pétrole sont encore importantes à l’échelle mondiale, le pétrole rentable se fait de plus en plus rare, car il est de plus en plus difficile à exploiter. Il est donc certain que la volatilité prix du baril finira par impacter grandement le prix des produits issus de l’Agriculture intensive. De la même façon, nous avons pu remarquer une flambée du prix des produits frais pendant le confinement, moins de moyens par manque de main-d’oeuvre qualifiée dans l’Agriculture, et une offre de transport réduite. Avec la crise économique, le phénomène pourrait s’aggraver avec une dépréciation de l’euro vis à vis du dollar US dans les années à venir puisque le baril de pétrole se paye en dollar US. Quel impact d’un choc de change euro/dollar sur l’inflation française ? – Banque de France (page 5). Sans parler du risque de guerre au Moyen-Orient, qui provoquerait comme en 1973 et 1979, un choc pétrolier. La situation est à risque, puisque la production des produits agricoles et leur acheminement en magasins, dans le système actuel, n’est possible que grâce aux engrais minéraux, engins agricoles, au transport routier, et au transport maritime, tous fortement dépendants des énergies fossiles.

Enfin il n’est de toute manière pas préférable de consommer les réserves de pétrole restantes si nous voulons espérer atteindre la neutralité carbone en 2050 et transmettre un monde vivable aux générations futures. En voulant à tout prix relancer le même système actuel et l’agriculture intensive, donc notre dépendance au pétrole, on comprend alors que plus l’entêtement sera grand, plus la décroissance et les conséquences subies seront rudes.

Favoriser la résilience alimentaire locale et la biodiversité, grâce à l’Agriculture Low-tech

Nous avons donc deux solutions, premièrement, celle qui consiste à faire l’erreur de croire à l’Agriculture intensive et au techno-solutionnisme. Celle qui favorise le réchauffement climatique avec l’utilisation d’engrais azotés et qui ne prépare pas la population Française à entrer en résilience face à la basse des approvisionnements de pétrole et face à l’imprévu. Mais aussi celle qui favorise encore un peu plus la destruction de la biodiversité. Que ça cela soit, par l’utilisation d’intrants chimiques tueur d’abeilles si importantes pour la pollinisation des cultures, et ou bien par la transformation des espaces naturels, en espaces agricoles conventionnels dépourvus de biodiversité.

« Les principales causes de disparition des espèces sont pour la plupart liées aux activités humaines. (36% ; par destruction des espaces naturels et/ou leur transformation en espace agricole) » Voir La sixième crise de la biodiversité – Uved. Rassurons nous, les techno-solutionistes ont la solution, les drones vont remplacer les abeilles. Sérieusement, faire vivre ce système et croire que la High-Tech va réussir à remplacer la puissance du service écosystémique rendu par les abeilles estimé au niveau mondial à plus de 265 milliards d’euros par an, est une folie. Voir Les drones feront-ils mieux que les abeilles ? – futura-sciences N’est il pas tout simplement le moment d’arrêter de vouloir à tout prix repousser les limites de la croissance au risque d’atteindre le point de non retour qui mettrait alors en jeu la pérennité de la vie humaine sur terre ? Voir l’article Brève introduction aux limites de la croissance – Adrastia

L’autre solution est de penser une Agriculture Low-tech et de faire confiance aux services écosystémiques autrement dits les services rendus par la nature. Faire le choix dès maintenant de se former aux métiers de l’Agriculture Low-tech, qui elle, est résiliente, efficiente, simple, et est adaptée aux enjeux économiques et écologiques qui nous attendent. Grâce notamment à l’agroforesterie, à l’agriculture de conservation des sols (ACS) sans glyphosate, à la permaculture rurale ou péri-urbaine couplée à de la traction animale et au tracteur Low-tech au biogaz valorisé, qui favoriseront les circuits courts et tout un tissu économique et social, au niveau local et régional. Comme par exemple la création d’emplois, tel que éleveur de chevaux de trait, maréchal-ferrant, permaculteur et j’en passe. Voir la liste ci-dessus. Certes les prix des produits alimentaires vont augmenter et ne seront pas à court terme compétitifs en terme de prix face au produits alimentaires de l’Agriculture intensive. Mais avons nous réellement le choix si l’on regarde l’avenir qui nous attend ?

La part de l’alimentation dans le budget des ménages Français était de 35% dans les années 1950, elle est de 20% aujourd’hui. Voir Cinquante ans de consommation alimentaire – Insee. On peut se demander dans quels autres budgets est dépensée aujourd’hui cette différence de 15 points ? Les ménages vont de toute manière devoir absorber cette hausse si l’on veut gagner en résilience. On ne peut se passer de manger mais on peut vivre plus sobrement en changeant son train de vie et se questionner sur l’utilité, la fréquence et le coût de nos achats. Acheter les produits issus de l’Agriculture Low-tech n’est plus seulement question de manger sain, ‘est comme un investissement, qui assure notre avenir face la baisse des approvisionnements de pétrole d’ici à 2030, aux conséquences du réchauffement climatique, et nous permettra en plus de restaurer la biodiversité. Enfin, afin d’anticiper un la possibilité d’un effondrement brutal provoqué par l’entêtement du gouvernement à prolonger la fin de vie du système actuel, chaque ménage Français devrait acquérir en complément un peu d’autosuffisance alimentaire grâce à son Jardin de la victoire ou un bout de Jardin partagé, comme ce qui était le cas pendant la première et seconde guerre mondiale, aux États-unis, Canada, et Royaume-Uni.

La rédaction de cet article m’a pris plusieurs jours, il est issu d’un bel effort de réflexion, et de recherche. J’espère qu’il t’aidera et aidera un de tes proches à l’avenir. Si tu veux me soutenir, faire vivre ce site et participer à la diffusion de la démarche Low-tech, tu as la possibilité de partager cet article et/ou me soutenir sur buymeacoffee ou tipeee.

As-tu des idées de métiers d’avenir agriculture auxquelles je n’ai pas pensé ? J’attends ta réponse en commentairemerci !

Protégé par duplichecker.com

Émilien Bournigal
Bonjour ! Moi, c’est Émilien. Particulièrement intéressé par les discours de Philippe Bihouix , Arthur Keller, Agnès Sinaï , Jean-Marc Jancovici ainsi que par les écrits de Lewis Mumford, je crois en l'avenir de la ville Low-tech (vivante, frugale et résiliente), elle est d'ailleurs la motivation principale de ma reprise d'études en urbanisme et résilience territoriale. Mes articles seront régulièrement mis à jour au grès de de mes échanges avec les acteurs de la démarche Low-tech, de ma progression en rédaction, ainsi qu'au grès de ma réflexion (je débute). N'hésite pas à venir me parler sur Linkedin et à consulter le bas page "à propos" pour en savoir plus. Merci

Articles récents

Qu’est-ce que la démarche Low-tech ?

On entend souvent dire qu'il n'y a pas encore de définition précise au sujet de la démarche Low-tech, mais c'est oublier l'excellente...

Nous suivre

470FansLike
102FollowersFollow