La Low-tech pour l'orientation frugale et résiliente !

Aider les étudiants et personnes en reconversion à trouver leur(s) métier(s) d’avenir grâce à la démarche low-tech

Low-tech Nation

Pour l’orientation frugale et résiliente ! Selon une étude internationale sortie en septembre 2021, 75% des jeunes Français jugent l’avenir « effrayant », 56% estiment même que « l’humanité est condamnée » et 45% affirment que l’anxiété climatique affecte leur quotidien, sommeil, alimentation, travail et divertissements. « On savait que l’écoanxiété progressait, notamment parmi les jeunes, qui représentent la population la plus vulnérable, mais on ignorait que cette souffrance psychologique était si étendue et ce mal-être si profond » Caroline Hickman. On comprend donc pourquoi de plus en plus de jeunes se sentent perdus avant, durant et après leur phase d’orientation. Alors que faire pour redonner espoir à cette jeunesse effondrée ? Soit nous continuons à vivre au delà des limites planétaires en pensant que technologie va relever les grand enjeux de notre temps comme des passagers de « la voiture de James Dean devant la falaise, promis on va inventer les ailes » Philippe Bihouix. Ou bien nous faisons preuve de bon sens en décidant collectivement de faire de la France LA première « Low-tech Nation » championne de la réparation, du réemploi, et du zéro déchet !

Dans la perspective d’une économie de l’après-croissance à horizon 2030, Low-tech Nation est un site d’orientation visant à aider les étudiants et personnes en reconversion à trouver leur(s) métier(s) d’avenir grâce à la démarche Low-tech. Le techno-solutionnisme dit que 85% des métiers de 2030 n’existent pas encore. Peut-être ont-ils tout simplement déjà existé et ne demanderaient qu’à être améliorés, non ? À l’image de ces milliers de citadins en manque de sens finissant par trouver leur bonheur dans les métiers du néo-artisanat, gardons les métiers High-tech pour la Santé, la Recherche, et l’Armée., enfin pour les 15% restants, ajoutons un peu d’innovation Low-tech, de réparation, de réemploi, du zéro déchet et des EnR low-tech. N’hésitez pas à suivre le hashtag #lowtech. Merci !

Qu'est-ce que la démarche Low-tech ?

La low-tech n’est pas une démarche technophobe mais bien technocritique, elle pose la question du juste dosage technologique. Autrement dit, en opposition à l’obsession de la high-tech, cette démarche incite avant tout au techno-discernement. L’on parle avant tout de démarche low-tech, parce qu’à l’heure actuelle elle exclurait sinon une trop grande majorité des biens et des services et ce alors que l’objectif principal de la low-tech est d’accepter la situation dans sa globalité afin d’inspirer le maximum de personnes, baisser rapidement notre empreinte écologique et anticiper la descente énergétique et matérielle des années et des décennies à venir.

Comme le dit Philippe Bihouix, l’on peut prendre l’exemple du vélo qui semble low-tech au sens strict, mais pourtant sa fabrication nécessite de nos jours beaucoup et sans doute trop de high-tech. On pourrait donc dire que les low-tech au sens strict (lowest-tech : biens et services ayant entre autres atteint l’optimum technologique) découlent de la démarche low-tech (lower-tech). Les métropoles de part leur complexité, et les villes moyennes et les petites villes de part le fait qu’elles comporteraient elles aussi encore un mix low-tech/high-tech nécessaire (afin par exemple de conserver de la high-tech dans la santé, la recherche et la défense) ne seraient donc jamais des villes low-tech au sens strict, mais pourraient être des villes dans une démarche low-tech. Leur objectif serait donc surtout, une fois recentrées sur l’essentiel, de viser entre autres l’optimum technologique : plus basse intensité et plus grande simplicité technologiques permettant de répondre aux besoins avec un haut de niveau de fiabilité. L’on comprend alors que cette logique pourrait aussi s’appliquer à la high-tech pour la rendre un peu plus low-tech, à condition là encore de se recentrer sur l’essentiel. L’on ne pourrait pas pour autant dire qu’une high-tech essentielle serait alors low-tech au sens strict (lowest-tech), mais l’on pourrait dire qu’une high-tech essentielle, en ayant atteint entre autres l’optimum technologique, serait le plus low-tech possible (lowest-high-tech), ou en le visant serait dans une démarche low-tech (lower-high-tech).

En résumé, c’est un ensemble de technologies et de logiques visant la durabilité forte, la résilience collective et la transformation culturelle. La low-tech est donc une démarche d’ensemble qui permet de se remettre en conformité avec les limites planétaires, c’est-à-dire de ne pas consommer davantage d’énergie , de matériaux et de ressources que ce que la Terre peut durablement fournir. Enfin, il faut retenir que les low-tech sont bien plus que des solutions techniques ressorties du passé ou bricolées puisqu’elles portent en elles des dimensions organisationnelles, systémiques, culturelles voire politiques et philosophiques.